Consultations pour adolescents
L’adolescence est un chantier : le corps change, la place dans la famille et parmi les autres se rejoue, la question « qui suis-je ? » se pose avec force. La plupart du temps, cette traversée se fait seule. Parfois, quelque chose se grippe — et un espace à soi pour en parler change les choses.
Quand consulter ?
Les signes qui amènent les familles au cabinet sont variés : un repli qui s’installe, des résultats scolaires qui chutent ou une anxiété scolaire envahissante, des conflits qui montent en intensité à la maison, une tristesse qui dure, des conduites qui inquiètent (alimentation, écrans, prises de risque), ou simplement le sentiment, chez l’adolescent lui-même, que « ça ne va pas » sans savoir le dire autrement.
Comment se déroulent les séances ?
L’adolescent est reçu pour lui-même : ce n’est ni un enfant accompagné, ni un adulte comme un autre. La première rencontre peut se faire avec les parents ou sans eux, selon la situation et l’âge — nous en convenons ensemble au moment de la prise de rendez-vous. Ensuite, l’espace de parole appartient à l’adolescent : ce qu’il y dépose est confidentiel, et les parents sont associés quand c’est utile, sans que le contenu des séances leur soit rapporté. Cette règle, posée clairement dès le départ, est souvent ce qui permet à un adolescent réticent de s’engager.
Un adolescent qui « ne veut pas voir de psy » n’est pas un obstacle définitif : il est fréquent que la réticence tombe une fois posé qu’il ne s’agit ni de le juger, ni de faire un rapport à ses parents. Voir aussi la FAQ et la page fratrie et créativité à l’adolescence.