La psychanalyse dans ma pratique

« Orientation psychanalytique » : la formule figure sur beaucoup de sites et ne dit pas grand-chose à qui n’est pas du métier. Voici ce qu’elle signifie, concrètement, dans la manière dont je travaille.

Une parole libre

En séance, vous parlez de ce qui vous vient, comme cela vous vient — sans ordre imposé, sans questionnaire, sans thème obligé. Ce n’est pas un détail de méthode : c’est le cœur du dispositif. Car dans une parole qui se déploie librement, autre chose finit par se dire que ce que l’on avait préparé — un lapsus, un détour inattendu, un souvenir qui surgit sans raison apparente. C’est précisément là que le travail commence.

Une écoute de ce qui se répète

Mon écoute porte une attention particulière à ce qui insiste : les situations qui se rejouent, les mots qui reviennent, les impasses où l’on se retrouve une fois de plus. Ces répétitions ne sont pas des échecs de la volonté ; elles dessinent, à l’insu de chacun, la logique d’une histoire. En prendre la mesure, c’est se donner la possibilité de ne plus seulement la subir.

La relation comme levier

Ce qui se passe entre le patient et le psychanalyste — la confiance, les attentes, parfois l’agacement ou la déception — n’est pas un parasite du travail : c’en est un instrument. La relation thérapeutique rejoue souvent, en miniature, ce qui se joue ailleurs dans la vie ; l’examiner ensemble, dans un cadre sûr, permet de comprendre de l’intérieur ce qui reste abstrait tant qu’on ne fait qu’en parler.

Un travail qui vise plus loin que le symptôme

Faire taire un symptôme est parfois nécessaire, et les méthodes contemporaines que j’intègre à ma pratique y contribuent — pour l’anxiété ou les difficultés concrètes du quotidien notamment. Mais la psychanalyse vise autre chose : comprendre ce que le symptôme exprime, ce qu’il protège, ce qu’il répète — pour qu’un changement ne soit pas un simple déplacement du problème. Les deux approches ne s’opposent pas ; dans ma pratique, elles se complètent.

En pratique

Mon orientation est freudienne et winnicottienne : l’attention à ce que la parole révèle à son insu, et le souci d’un cadre suffisamment sûr pour que quelque chose puisse s’y déposer. Elle traverse l’ensemble de mes consultations — le suivi individuel, le travail avec les adolescents comme la thérapie de couple. Il n’y a aucun prérequis : nul besoin de « croire à la psychanalyse » ni de la connaître pour venir. La différence entre psychologue, psychiatre et psychanalyste est expliquée dans les questions fréquentes.